
Testament de Sainte Thérèse
Seigneur, je ne comprends pas comment on peut trouver étroit le chemin qui conduit à vous. Celui qui vous aime véritablement, ô mon souverain Bien, marche avec assurance par un chemin large et royal, loin de tout précipice. Vient-il à chanceler, aussitôt, Seigneur, vous lui tendez la main ; une chute, ni même plusieurs ne sauraient le perdre, car il chemine dans la vallée de l’humilité. – Vie 35
L’âme étant dégagée de toutes les choses extérieures et se trouvant seule avec Dieu, foyer de l’amour, est admirablement disposée à prendre feu et à brûler. – Chemin, ch. 30
Dans les rapports avec vos Sœurs, faites en tout leur volonté et non la vôtre, fallût-il perdre de votre droit, oubliez vos intérêts pour ne vous occuper que des leurs, malgré les cris et les répugnances de la nature ; enfin, quand l’occasion s’en présente, prenez pour vous le travail et la fatigue, afin de soulager votre prochain. – 5e Demeures, ch. 3
Que les âmes qui désirent atteindre le sommet de la perfection ne s’affligent point si elles ne peuvent tout à coup s’élever si haut, qu’elles se confient sans réserve en la bonté de Dieu, un jour il changera leurs désirs en effets. – Vie ch. 31
Si vous voulez rendre solide le fondement de votre édifice spirituel, efforcez-vous d’être la plus petite de toutes vos sœurs et leur esclave, cherchant sans cesse comment et en quoi leur faire plaisir ou leur rendre service. – 7e Demeure, ch. 4
Le joug du Seigneur est doux, et il est souverainement important de ne pas tenir l’âme abattue et découragée, mais de la conduire avec douceur, pour son plus grand avancement. – Vie, ch. 11
La plus sublime perfection à laquelle on puisse s’élever consiste dans la parfaite conformité de votre volonté avec la volonté de Dieu. – 2e Demeures
L’oraison n’est pas autre chose qu’un commerce d’amitié où l’âme s’entretient seule à seul avec Dieu et ne se lasse pas d’exprimer son amour à Celui dont elle sait qu’elle est aimée. – Vie , ch. 8
Mon Bien-Aimé est à moi, et moi je suis à mon Bien-Aimé ! Qui sera celui qui entreprendra de séparer ou d’éteindre deux feux qui jettent de si grandes flammes ? Certes, il travaillerait en vain, puisque les deux coeurs qui brûlent n’en font plus qu’un. – Exclamation
Que votre désir soit de voir Dieu, votre crainte de le perdre, votre douleur de ne pas le posséder encore, et votre joie de ce qui peut vous attirer à lui, et vous vivrez dans un grand repos. – Avis, n° 69
Pour l’âme qui aime, la véritable oraison durant la maladie et au milieu des obstacles consiste à offrir à Dieu ce qu’elle souffre, à se souvenir de lui et à se conformer à sa volonté sainte. – Vie ch. 7
Etant si faibles, nous avons un extrême besoin d’ouvrir notre âme à une grande confiance. Ne nous laissons jamais abattre, et animons-nous sans cesse par la pensée que de constants efforts nous assurent la victoire. – Vie, ch. 31
Notre Seigneur tarde quelquefois beaucoup à visiter une âme, mais il lui donnera d’un seul coup, et en une visite, ce qu’il a donné aux autres en plusieurs années. Le divin Maître, la traitant comme une âme forte, joindra aux félicités qu’il lui réserve en l’autre vie, toutes les consolations dont elle n’a pu jouir en celle-ci. – Chemin, ch. 19
Quelle est grande la misère de cette vie ! Nul plaisir n’y est assuré, et tout y est sujet au changement. Ah ! si nous considérions attentivement les choses d’ici-bas, chacun de nous verrait par expérience combien il doit faire peu de cas du plaisir qu’il y éprouve. – Vie, ch. 36
Un jour, Notre-Seigneur, voulant me consoler de mes peines, me dit avec l’accent de la plus tendre affection ! « Ne t’afflige point, ma fille, les âmes en cette vie ne peuvent être toujours dans le même état ; tantôt tu seras fervente et tantôt sans ferveur ; tantôt dans la paix et tantôt dans le trouble et les tentations ; mais espère en moi et ne crains rien. » – Vie ch. 40
Qu’il sera doux pour nous, à l’heure de la mort, de voir que nous allons être jugés par Celui que nous aurons aimé par-dessus toutes choses ! Avec quelle confiance nous pourrons-nous présenter devant lui, sûres d’entendre de sa bouche un arrêt favorable ! – Ch. 42
S’il vous arrive de tomber quelquefois, gardez-vous de perdre coeur ; armez-vous plutôt d’un nouveau courage pour continuer d’avancer, et croyez que Dieu saura faire tourner votre chute même à l’avantage de votre âme. – 2e Demeures.
On peut comparer l’amour divin à un grand feu dont l’activité dévorante réclame sans cesse une matière nouvelle. L’âme embrasée de cet amour voudrait, à quelque prix que ce fût, mettre continuellement du bois dans ce feu pour l’empêcher de s’éteindre. Pour moi, quand je n’aurais que de petites pailles à y jeter, je serais contente ; très souvent, hélas ! je n’ai point autre chose. – Vie ch. 30
Bien des choses qui sont fautes à nos yeux ne le sont pas aux yeux de Dieu. Il connaît mieux que nous notre misère et la bassesse de notre nature. Il voit en nous le désir de penser toujours à lui et de l’aimer toujours ; cette disposition est celle qui plaît au Seigneur. – Vie, ch. 11
O mon divin Epoux ! l’insigne faveur de vous appartenir peut-elle être jamais assez estimée !.. Ne nous lassons jamais de bénir, d’exalter un si grand Roi, un Souverain si puissant qui nous prépare un royaume qui n’aura point de fin, pour prix de quelques petites souffrances adoucies par mille joies et qui finiront demain. – Fondations, ch. 31
Plus vous avancerez dans l’amour du prochain, plus vous devrez vous tenir assurée que vous avancez dans l’amour de Dieu. Ce Dieu de bonté nous aime tant qu’en paiement de l’amour que nous portons au prochain, il se plaît à augmenter de mille manières l’amour que nous avons pour lui. – 5e Demeure, ch. 3
Pourvu que l’âme travaille peu à peu, selon son pouvoir, à acquérir la perfection, elle n’aura plus désormais de grands combats à soutenir : le Seigneur lui-même étendra sa main pour la défendre et contre les démons, et contre le monde entier. – Ch., ch. 9
Un seul jour d’humiliation et de connaissance de soi-même, fallût-il l’acheter au prix d’afflictions et de souffrances amères, est une plus grande faveur de Dieu que plusieurs journées d’oraison et de consolations sensibles. – Fondations, ch. 5
Le divin Maître m’a toujours fait la grâce de me précipiter à corps perdu au-devant de ce que je croyais être de son plus grand service, malgré toutes les difficultés que je pouvais rencontrer. Je voyais clairement, il est vrai, que mon concours était bien peu de chose, mais je savais aussi que Dieu ne demande de nous que cette généreuse disposition, pour faire ensuite tout par lui-même.
La vraie humilité, quelque grande qu’elle soit, ne porte dans l’âme ni inquiétude, ni trouble, ni bouleversement ; elle est, au contraire, accompagnée de paix, de plaisir, de repos, elle dilate saintement l’âme et la rend plus capable de travailler au service de Dieu. – Chemin, ch. 41
C’est par l’humilité que le Seigneur se laisse vaincre et cède à tous nos désirs. – 4e Demeure, ch. 2
Le moment de l’oraison n’est pas le temps d’argumenter, mais de voir franchement ce que nous sommes et de nous présenter devant Dieu. Devant cette Sagesse infinie, que les savants m’en veuillent croire, un peu d’étude de l’humilité, un seul acte de cette vertu valent mieux que toute la science du monde. – Vie, ch. 11
Citations de Sainte Thérèse
Voici des extraits du livre « Histoire d’une âme » de Sainte Thérèse de Lisieux
« Dans l’histoire de mon âme jusqu’à mon entrée au Carmel je distingue trois périodes bien distinctes ; la première malgré sa courte durée n’est pas la moins féconde en souvenirs ; elle s’étend depuis l’éveil de ma raison jusqu’au départ de notre mère chérie pour la patrie des cieux. »
« Souvent j’entendais dire que bien sûr Pauline serait religieuse ; alors sans trop savoir ce que c’était, je pensais : « Moi aussi je serais religieuse » C’est là un de mes premiers souvenirs et depuis, jamais je n’ai changé de résolution ! »
« Ce petit trait de mon enfance est le résumé de toute ma vie ; plus tard lorsque la perfection m’est apparue, j’ai compris que pour devenir une sainte il fallait beaucoup souffrir, rechercher toujours le plus parfait et s’oublier soi-même. »
« Le bon dieu qui voulait sans doute me purifier et surtout m’humilier me laissa ce martyre intime jusqu’à mon entrée au carmel ou le père de nos âmes m’enleva tous mes doutes comme avec la main et depuis je suis parfaitement tranquille. »
« Tout à coup la sainte vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais rien vu de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Sainte Vierge. » »
« Ce désir pourrait sembler téméraire si l’on considère combien j’étais faible et imparfaite et combien je le suis encore après sept années passées en religion, cependant je sens toujours la même confiance audacieuse de devenir une grande sainte, car je ne compte pas sur mes mérites n’en ayant aucun, mais je l’espère en celui qui est la vertu, la sainteté même. »
« La veille du grand jour je reçu l’absolution pour la seconde fois, ma confession générale me laissa une grande paix dans l’âme et le Bon Dieu ne permit pas que le plus léger nuage vint la troubler. »
« Ah ! Qu’il fut doux le premier baiser de Jésus à mon âme ! »
« Oh ! non, l’absence de Maman ne me faisait pas de peine le jour de ma première communion : le Ciel n’était-il pas dans mon âme, et Maman n’y avait-elle pas pris place depuis longtemps ? Ainsi en recevant la visite de Jésus, je recevais aussi celle de ma mère chérie qui me bénissait se réjouissant de mon bonheur … »
« Environ un mois après ma première communion, j’allais me confesser pour l’ascension et j’osai demander la permission de faire la sainte communion. (…) Contre toute espérance, l’abbé me le permit et j’eus le bonheur d’aller m’agenouiller à la sainte table entre Papa et Marie : « quel souvenir j’ai gardé de cette seconde visite de Jésus ! » »
« J’avais inventé un jeu qui me plaisait, c’était d’enterrer les pauvres petits oiseaux que nous trouvions morts sous les arbres et de fleurir la tombe proportionnée à la grandeur de nos petits emplumés. »
« Mon cœur sensible et aimant se serait facilement donné s’il avait trouvé un cœur capable de le comprendre … »
« Avant de voir la famille réunie au foyer paternel des cieux, je devais encore passer par bien des séparations ; l’année ou je fus reçue enfant de la sainte vierge, elle me ravit ma chère marie l’unique soutien de mon âme … »
« Vraiment cette pauvre mansarde était un monde pour moi et comme Monsieur de Maistres, je pourrais composer un livre : « Promenade autour de ma chambre » »
« Ce fut aux quatres petits anges qui m’avaient précédée là haut que je m’adressai, car je pensais que ces âmes innocentes n’ayant jamais connu les troubles ni la crainte devaient avoir pitié de leur pauvre petite sœur qui souffrait sur la terre. »
« Afin d’exciter mon zèle le Bon Dieu me montra qu’il avait mes désirs pour agréables. J’entendis parler d’un grand criminel qui venait d’être condamné à mort pour des crimes horribles, tout portait à croire qu’il mourrait dans l’impénitence. Je voulus à tout prie l’empêcher de tomber en enfer, afin d’y parvenir, j’employai tous les moyens imaginables ; sentant que de moi-même je ne pouvais rien … Ma prière fut exaucée à la lettre ! Le lendemain de son exécution je trouve sous ma main le journal « La croix »… Le criminel Pranzini ne s’était pas confessé, il était monté sur l’echaffaud et s’apprêtait a passer la tête dans le lugubre trou, quand saisit d’une inspiration subite, il se retourne, saisit un crucifix que lui présentait le prêtre et baise par trois fois ses plaies sacrées ! … »
« Depuis longtemps je me nourrissais de « la plus pure farine » contenue dans l’imitation, c’était le seul livre qui me fît du bien, car je n’avais pas encore trouvé les trésors cachés dans l’Evangile … Je savais par cœur presque tous les chapitres de ma chère Imitation, ce petit livre ne me quittait jamais. »
« Mais je défendis si bien ma cause, qu’avec la nature simple et droite de Papa, il fut bientôt convaincu que mon désir était celui de Dieu lui-même et dans sa foi profonde il s’écria que le Bon Dieu lui faisait un grand honneur de lui demander ainsi ses enfants ; nous continuames longtemps notre promenade, mon cœur soulagé par la bonté avec laquelle mon incomparable père avait accueilli ses confidences. »
« Papa semblait jouir de cette joie tranquille que donne le sacrifice accompli, il me parla comme un saint et je voudrais me rappeler ses paroles pour les écrire ici, mais je n’en ai conservé qu’un souvenir trop embaumé pour qu’il puisse se traduire. »
« La sainte vierge m’a fait sentir que c’était vraiment elle qui m’avait souri et m’avait guérie. J’ai compris qu’elle veillait sur moi, que j’étais son enfant, aussi je ne pouvais plus lui donner que le nom de « Maman » car il me semblait encore plus tendre que celui de mère… »
Lors du pèlerinage à Rome : « D’abord ce fut la Suisse avec ces montagnes dont le sommet se perd dans les nuages ses cascades gracieuses jaillissant de mille manières différentes, ses vallées profondes remplies de fougères gigantesques et de roses. Ah ! Ma mère chérie, que ces beautés de la nature répandues à profusion ont fait de bien à mon âme ! »
« Que sera-ce donc quand nous recevrons la communion dans l’éternelle demeure du roi des cieux ? … Alors nous ne verrons plus finir notre joie, il n’y aura plus la tristesse du départ, et pour emporter un souvenir il ne nous sera pas nécessaire de gratter furtivement les murs sanctifiés par la présence divine, puisque sa maison sera la nôtre pour l’éternité … »
« Il ne veut pas nous donner la maison de la terre, il se contente de nous la montrer pour nous faire aimer la pauvreté et la vie cachée ; celle qu’il nous réserve est son palais de gloire ou nous ne le verrons plus caché sous l’apparence d’un enfant ou d’une blanche hostie mais tel qu’il est, dans l’éclat de sa splendeur infinie !!! »
« Je vous prépare mon royaume comme mon Père ma l’a préparé. » C’est-à-dire je vous réserve des croix et des épreuves, c’est ainsi que vous serez digne de posséder ce royaume.
« Très Saint-Père, j’ai une grande grâce à vous demander ! … » Alors le souverain Pontife baissa la tête vers moi, de manière que ma figure touchait presque la sienne, et je vis ses yeux noirs et profonds se fixer sur moi et sembler me pénétrer jusqu’au fond de l’âme. Très Saint-Père, lui dis-je, en l’honneur de votre jubilé, permettez-moi d’entrer au Carmel à 15 ans ! … »
« Ah ! Maintenant qu’il est au ciel, ce père de quatre Carmélites, ce n’est plus la main du Pontife qui repose sur son front, lui prophétisant le martyre … C’est la main de l’époux des vierges, du Roi de Gloire, qui fait resplendir la tête de son Fidèle Serviteur, et plus jamais cette main adorée ne cessera de reposer sur le front qu’elle a glorifié ! »
« Enfin 10 jours avant Noel, ma lettre partit ! Bien convaincue que la réponse ne se ferait pas attendre, j’allais tous les matins après la messe à la poste avec Papa, croyant y trouver la permission de m’envoler, mais chaque matin amenait une nouvelle déception qui cependant, n’ébranlait pas ma foi … Je demandais à Jésus de briser mes liens, il les brisa, mais d’une manière toute différente que celle que j’attendais … La belle fête de Noel arriva et Jésus ne se réveilla pas… Il laissa par terre sa petite belle, sans même jeter sur elle un regard… »
« Mon cœur était brisé en me rendant à la messe de minuit, je comptais si bien y assister derrière les grilles du Carmel ! … Cette épreuve fut bien grande pour ma foi, mais celui dont le cœur veille pendant son sommeil, me fit comprendre qu’à ceux dont la foi égale un grain de sénevé, il accorde des miracles et fait changer de place les montagnes, afin d’affermir cette foi si petite ; mais pour ses intimes, pour sa mère, il ne fait pas de miracles avant d’avoir éprouvé leur foi. »
« Lors de l’entrée au Carmel, mon émotion ne se traduisit pas au dehors : après avoir embrassé tous les membres de la famille chérie, je me mis à genoux devant mon incomparable père, lui demandant sa bénédiction ; pour me la donner il se mit lui-même à genoux et me bénit en pleurant … »
« Ah qu’elle surprise à la fin du monde nous aurons en lisant l’histoire des âmes ! …. Qu’il y aura des personnes données en voyant la voie par laquelle la mienne a été conduite ! »
Les mots de Saint Louis Martin à ses amis d’Alençon : « Bien chers amis, Thérèse, ma petite reine, est entrée hier au Carmel ! … Dieu seul peut exiger un tel sacrifice … Ne me plaignez pas, car mon cœur surabonde de joie. »
« Il fit l’admiration de tout le monde, ce fut son jour de triomphe, sa dernière fête ici-bas. Il avait donné tous ses enfants au Bon Dieu, car Céline lui ayant confié sa vocation, il avait pleuré de joie et était allé avec elle remercier celui qui « lui faisait l’honneur de prendre tous ses enfants. » »
« Sans doute, ces trois privilèges sont bien ma vocation, Carmélite, Epouse et Mère, cependant je sens en moi d’autres vocations, je me sens la vocation de guerrier, de prêtre, de d’apôtre, de docteur, de martyre ; enfin, je sens le besoin, le désir d’accomplir pour toi Jésus, toutes les œuvres les plus héroïques … »
« O Jésus, s’il faut que la table souillée par eux soit purifié par une âme qui vous aime, je veux bien y manger seule le pain de l’épreuve jusqu’à ce qu’il vous plaise de m’introduire dans votre lumineux royaume. »
« Les plus belles pensées ne sont rien sans les œuvres » ; il est vrai que les autres peuvent en retirer beaucoup de profit. »
« Plus l’amour se nourrit de sacrifices, plus l’âme se refuse de satisfactions naturelles, plus sa tendresse devient forte et désintéressée. »
« J’ai remarqué (et c’est tout naturel) que les sœurs les plus saintes sont les plus aimés, on recherche leur conversation, on leur rend des services sans qu’elles le demandent, enfin les âmes capables de supporter des manques d’égards, de délicatesses, se voient entourées de l’affection de toutes. »
« Tous les biens m’ont été donnés quand je ne les ai plus recherchés par amour-propre. » Père Saint Jean de la Croix
« Le Tout-Puissant leur a donné (aux saints) pour point d’appui : lui-même et lui seul ; pour levier : l’oraison, qui embrasse d’un feu d’amour, et c’est ainsi qu’ils ont soulevé le monde ; c’est ainsi que les saints encore militants le soulèvent et que, jusqu’à la fin du monde, les saints à venir le soulèveront aussi. »