Si Jésus-Christ daigne ouïr la prière particulière que je fais chaque jour en présence de sa Majesté divine pour la maison royale, afin qu’elle continue d’observer les instructions que je lui ai données pour gouverner dignement l’Etat et protéger l’Eglise, aux bénédictions qu’il a plu à Dieu de répandre par ma main pécheresse sur son chef, beaucoup d’autres seront ajoutées et versées par le même esprit sur un chef plus illustre encore.
De lui sortiront des rois et des empereurs, dont la postérité fidèle aux volontés de Dieu, aidés de ses grâces, travaillera à l’avancement de l’église, établira son pouvoir sur les fondements de l’équité et de la justice, sera digne du trône de ses pères, en portera de jour en jour les limites plus loin qu’eux encore, et méritera une élévation plus grande dans la maison de David, c’est-à-dire dans la Jérusalem céleste, ou elle régnera à jamais avec le Seigneur.
Ainsi-soit-il
Accroître en nous des liens d’amitié avec notre pays et ces saints : telle est l’idée à l’origine de cette neuvaine. Oui, chers amis, il faut se donner les moyens de favoriser notre amitié pour la France, de l’enraciner plus largement à l’intérieur de notre territoire, dans notre lieu de naissance. Ce sera un bel acte de foi et d’attachement à la France si nous reprenons notre chapelet pour des neuvaines collectives.
Une neuvaine est avant tout un temps fort. La ferveur est grande pour optimiser les liens qui unissent une communauté d’hommes et de femmes ayant les mêmes appartenances. Prier, c’est du temps que l’on offre comme œuvre divine au ciel. C’est le renoncement évangélique à l’esprit mondain, c’est se dépouiller de l’accessoire pour aller vers l’essentiel. Prier, c’est œuvrer pour cette France, fille ainée de l’église, qui doit renouveler son baptême. Prier, c’est se réapproprier cette France avec ces saints. C’est une invitation à les découvrir et à s’en inspirer à notre échelle dans notre vie quotidienne.
Enfin, prier, c’est œuvrer pour un but noble, transcendantal, qui nous réunit par nos attachements autant qu’ils nous élèvent par nos aspirations. C’est notre sanctification par la prière (la prière commune de l’assemblée des fidèles, l’ecclesia, qui est l’Eglise). C’est la foi en chemin : pour obtenir les grâces dont notre pays a besoin, dont notre société, nos familles et nous-mêmes avons besoin. Le thème de la neuvaine est tout entier inscrit dans son nom : Neuvaine pour la France, « Cette grande France ». La France avec cette histoire sainte. Cette France de saint Rémi de Reims, de Saint Martin de Tours, de Saint Louis, de Sainte Jeanne d’Arc et de Sainte Thérèse.
Cette « Neuvaine pour la France », c’est celle de notre patrie charnelle (au sens de Charles Péguy). Notre patrie charnelle, celle que nous arpentons ici-bas, nous met en route vers notre patrie céleste. Il s’agit donc d’une œuvre véritablement pro Patria. Une neuvaine d’enracinement et de chrétienté, dans le dogme de la communion. Nous sommes l’église militante (les fidèles sur la Terre), en communion, en solidarité avec l’église triomphante (les saints du Ciel que nous invoquons). La France est une vieille patrie de foi. Au travers de cette neuvaine, nous souhaitons l’avènement d’une chrétienté qui agit, prie et combat. Cette œuvre doit être fédératrice à travers les autres lieux de France. Les fondamentaux de cette œuvre de prière doivent être :
Histoire
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Tradition
—
Mission
Dépouillez-vous de l’esprit du monde, quittez le vieil homme, enracinez et fortifiez votre foi, venez avec nous implorer les grâces sanctifiantes dont la chrétienté française a besoin ! En union de prière.